Stéphane Freiss, l’émotif

C’est un jeune et beau chêne, élancé, vigoureux, avec des racines de baobab. Son atavisme slave gronde en lui sans qu’il parvienne vraiment à en comprendre les résonances. Il le ressent dans sa chair et la musique fait frissonner son épiderme comme l’écho d’un lointain bouillonnement au rythme saccadé.

Quand il visite l’Italie, Stéphane Freiss se sent chez lui. Vivaldi le lui rappelle. Quand il croise des Russes, il reconnaît de lointains cousins. Les chants orthodoxes le lui confirment. Il est comme un parchemin sorti d’un vieux coffre sur lequel des écritures anciennes renaissent et dansent sous une certaine lumière.

Un véritable acteur donc car ce qui compte sur scène, ce n’est pas l’épaisseur du savoir, c’est la richesse de la mémoire qui traverse un être et les bouleversements qu’elle provoque dans notre imaginaire.

Voici son programme :

– morceau préféré: VIVALDI Stabat Mater avec James Bowman, Christopher

Hogwood et l’Academy of Ancient Music

– autres morceaux: La Gatta Cerentola

 ELGAR Variations énigmatiques n.1

                 MOZART Requiem – début – Karajan

                 Choeur de femmes bulgares

                 PACHELBEL Canon en ré

                 BACH Aria n.3 en ré M

                 ALBINONI Adagio

                 BRAHMS Concerto pour piano n.1 1er mvt avec Pollini

                 BACH Fantaisie chromatique et fugue avec Irakli Avaliani

                 MOZART Concerto pour piano n.27