C’est un drôle d’artiste, mais un vrai. Enfant de Schubert et de Kraftwerk, il aime les instruments traditionnels et l’électronique. La poésie est son milieu naturel. Lointain cousin de Rousseau, il a mis en musique la cinquième des Rêveries du promeneur solitaire. Stephan Eicher recherche les rapports « authentiques » même si le mot doit l’agacer, rebattu donc devenu menteur, commercial. Comme Tchekhov, il pourrait s’amuser que les paysans qui travaillent plus que les autres n’utilisent jamais le mot travail. Il a trouvé en Philippe Djian un alter ego : autre artisan rugueux au coeur tendre. Qui joue comme personne avec les outils de tout le monde.Un peu sauvage, mais cordial, qui veut juste « déjeuner en paix » et qui tend l’Opinel et le saucisson, sans façons, au voyageur qui a faim.
Voici son programme :
MADELEINES :
Bob Dylan « Just Like a Woman » version Live « Before The Flood »
Patti Smith « Gloria » Album Horses
Max Richter – recomposed Vivaldi the 4 seasons « Spring 1″
CLASSIQUE
Bach- Oh Jesu Du Meine Freude joué par Dinu Lipatti
Robert Schumann – Dichterliebe, Op. 48: No. 16, Die alten, bösen Lieder
Edvard Grieg – Norske Flokeviser Op. 17: Sa lokka me over den myra (Cow-call) jouer par Eva Knardahl
Arvo Paert – Spiegel im Spiegel