«Sibelius, c’est moi»

Le romancier Richard Millet consacre un essai à l'un de ses musiciens préférés : Jean Sibelius.

Le romancier prend pour sujet un musicien aussi atypique que Sibelius qui, durant les trente dernières années de sa vie, décida de ne plus composer ­ sous prétexte qu’il n’avait rien à ajouter… " Écrivant, nous cherchons un silence dont notre mutité ne donne qu’une piètre idée ", écrit Millet. De la Valse triste, que l’auteur jouait à quatre mains avec son père dans les années 1950, à ce souvenir d’un dîner où Pierre Boulez lui confie qu’il pourrait diriger un jour la 7e Symphonie, l’écrivain se révèle un auditeur particulièrement fin de l’oeuvre du grand Finlandais.
Sibelius, les cygnes et le silence, Richard Millet, Gallimard, 144 p., 14 €.