Elle a conservé le rire d’une grande ado qui irait gagner sa vie comme caissière chez Franprix et qui, le soir, referait obstinément le monde avec des copains, en buvant des bières et en dansant sur les tables. Sandrine Bonnaire a gardé son authenticité et sa fraîcheur, sa part minérale aussi, ce côté granitique qui s’effrite soudain dans un large et lumineux sourire. Dans la vie, elle ne joue pas à être quelqu’un d’autre parce qu’elle regarde la réalité en face et retrousse ses manches sans rien perdre de sa bonne humeur et de son caractère bien trempé. Belles évocations de sa soeur Sabine, de ses « tuteurs » à Grigny, de son padre-padrone de cinéma, le grand Maurice Pialat.
Voici son programme :
– Chopin : Nocturne
– Schubert : Adagio
– Gorecki : Three pieces in old style
– Beethoven : Concerto pour piano n°4
Madeleines :
– Jacques Higelin : « Ma guitare est un fusil »
– Alain Bashung : « Comme un lego »
– Jorge Ben : « Zagueiro »