C’est un géant au coeur d’or. Un homme timide et chaleureux qui se transforme devant la caméra ou sur une scène. Joseph Losey disait de lui qu’il avait le magnétisme d’un Marlon Brando à l’écran. Son Don Giovanni est dans toutes les mémoires.
Il évoque les metteurs en scène égotistes et ignares avec le calme et la simplicité du parler vrai. Si un chanteur a bien le sens de la scène, c’est bien lui. On ne peut pas le suspecter de ne pas avoir de culture théâtrale, de ne penser qu’à sa voix, d’être nostalgique du passé… Non, il dit ce qu’il pense, posément, sans goût de la polémique. L’opéra, soit on l’aime, soit on le quitte. C’est aussi simple que ça. Il ne s’en laisse pas conter. Il connaît son job et il n’a plus rien à prouver.
Il parle de son expérience avec Herbert von Karajan avec admiration. Ce qui ne l’a pas empêché de lui dire « non ». Et d’en subir les conséquences. Il a travaillé avec les plus grands et il est resté humble, accessible et gentil. Un vrai bonheur.
Voici son programme :
Don Giovanni de Mozart : La ci darem la mano (Raimondi/Berganza)
Madeleines
Platters
Mario Lanza
Bohème Pucccini
Airs par Ruggero Raimondi
Don Carlos de Verdi « Dormiro sol nel manto… » Philippe II
Air de Faust de Gounod « Le veau d’or »
Mort de Boris (Boris Godounov de Moussorgski)
Tosca de Puccini : Va Tosca (Scarpia) (Te Deum)
Barbier de Séville Air de la Calomnie (Basile)