Roselyne Bachelot nommée présidente de la FEVIS

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La Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés (FEVIS) a nommée Roselyne Bachelot-Narquin présidente de l’association. L’ancienne ministre de la Culture succède à Jacques Toubon qui avait décidé de ne pas se représenter.

Suite à la décision de Jacques Toubon, son président depuis 2010, de ne pas se représenter, l’assemblée générale de la FEVIS a élu Roselyne Bachelot pour lui succéder. Le mandat de l’ex-ministre de la Culture débutera le 19 juin 2024. Dans son communiqué, la FEVIS salue l’engagement pendant 13 ans de Jacques Toubon à sa tête : « Son expérience, sa compréhension des enjeux et sa conviction (…) ont été autant de points d’appuis offerts aux ensembles et au secteur, et finalement aux artistes, interprètes et responsables administratifs et techniques qui pensent et permettent la réalisation des projets musicaux ».

Les ensembles de la FEVIS se réjouissent « de l’arrivée à leur tête de Roselyne Bachelot-Narquin à laquelle ils expriment leur entière confiance ».  Dans un message, Jacques Toubon a adressé́ « une vive et chaleureuse bienvenue à Roselyne Bachelot, dont la connaissance et le goût pour la musique, l’expertise en matière de politique culturelle, l’énergie et la volonté permettront de faire grandir la fédération ».

La FEVIS rassemble plus de 200 formations musicales indépendantes

Créée en 1999, la FEVIS rassemble et accompagne plus de 200 ensembles musicaux, orchestres, chœurs, petites formations, dits indépendants, dont les musiciens, instrumentistes ou chanteurs n’occupent pas d’emploi permanent. Ces ensembles, repartis sur l’ensemble du territoire, représentent un volume de plus de 6000 concerts par an, dont près d’un millier à l’international. La FEVIS travaille à mieux faire connaître et reconnaître leur travail artistique, leurs problématiques économiques, leurs enjeux. Par ailleurs, elle les accompagne au quotidien dans leurs problématiques de gestion.

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En 2020, Roselyne Bachelot, alors ministre de la Culture, avait eu affaire avec la FEVIS en pleine crise sanitaire du Covid-19. En septembre de cette année-là, plus de 200 artistes indépendants de la musique classique, représentés par l’association lui avaient adressé une lettre ouverte dans laquelle ils dénonçaient « le manque de considération des pouvoirs publics (dans le cadre des aides de compensation) à l’égard de la musique classique ».

Philippe Gault

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