Il ose tout. Pas n’importe quoi et pas n’importe comment. Rolando Villazon n’a peur de rien et surtout pas du regard des puristes qu’il respecte sans obéir à leurs préceptes. Il suit son chemin, ses chemins car il a de nombreux talents, avec intelligence et générosité, sans se préoccuper du qu’en dira-t-on. Il est à l’écoute d’autres artistes comme Daniel Barenboïm ou Emmanuelle Haïm, il leur fait confiance et donne tout. Il est solaire et lunaire à la fois. Drôle, profond, unique, génial. Sans jamais donner de leçons, sans être centré sur lui-même, sans se cacher derrière un personnage, sans se protéger, il chante comme un oiseau sur la branche. Un oiseau qui connaît bien la musique, qui lit des livres, qui va au musée, qui pleure au cinéma, qui rit dans la vie. Un artiste et un homme libre. Et un artiste qui rend les autres libres. Ceux qui l’écoutent et qui l’aiment. Car c’est en discutant avec lui, un jour, que j’ai eu l’idée de mon Entretien avec Mozart. On attend avec impatience la traduction en France du livre qu’il vient d’écrire en espagnol.
Voici son programme :
Barbra Streisand : Schumann Liederkreis
Mireille Matthieu : Paris brûle-t-il
Queen
Brahms : Double Concerto
Barenboïm : Sonate n° 18 de Beethoven
Felicity Lott : Air de Pamina (La flûte enchantée de Mozart)
Rolando Villazon, la profondeur du clown
Radio Classique