Roger Muraro, la fraîcheur du regard (pas vain)

Il y a chez Roger Muraro une étincelle qui le rapproche de Mozart et de Messiaen, qui le rend naturellement apte à entrer dans cette sorte de galaxie : un enthousiasme enfantin allié à un engagement concentré qui le pousse à dire exactement la chose, en prenant son temps, sans se mettre en scène, sans pose, sans volonté de « communication » au sens rapide, pauvre et moderne du mot. En bref, il préfère passer son temps avec Ravel par exemple ou avec ses élèves que de twitter ses impressions passagères sur des réseaux sociaux, mais quand il est face au public ou à quelqu’un qui l’interroge, il est vraiment lui-même, frais, gai, disponible, entier, neuf.
Voici son programme :

extrait de la Turangalila de Messiaen

Alborada del Gracioso de Ravel

Passepied de la suite Bergamasque par Philippe Cassard.

·1er mouvement du concerto en fa mineur de Chopin, avec Arthur Rubinstein

Pour les madeleines :
· 2e mouvement du concerto pour clarinette de Mozart

· 1er mouvement du concerto pour violon de Beethoven avec Isaac Stern

· Final de la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak