Leif-Ove Andsnes au cube

Warner rassemble l’intégralité des enregistrements (1990-2010) du pianiste norvégien.

Le New York Times qualifie Leif Ove Andsnes de « pianiste d’une élégance, d’une puissance et d’une perspicacité magistrales » et le Wall Street Journal de « l’un des musiciens les plus doués de sa génération ». Grâce à sa technique impressionnante et à ses interprétations recherchées, le pianiste norvégien a été acclamé dans le monde entier.

Ce coffret est l’histoire d’un partenariat de 20 ans. Il a produit une pléiade de trésors enregistrés, d’abord pour Virgin puis pour EMI. Dans cette corne d’abondance de 34 albums (36 CD), on retrouve quelques noms récurrents : Grieg bien sûr (Andsnes a même enregistré quelques Pièces lyriques sur le piano du compositeur à Troldhaugen), la musique nordique en général ainsi que Chopin (très belle version de la Première Sonate, négligée des pianistes), Brahms, Schumann, Rachmaninov, Schubert, Liszt…. Andsnes y fait à l’occasion des concertos de Haydn et Mozart ses débuts de chef d’orchestre en dirigeant depuis le clavier.

On goûte une certaine sévérité et une pudeur de Leif Ove Andsnes

« Il m’a semblé très naturel de m’asseoir dans l’orchestre, de jouer et de diriger en même temps, et j’ai senti qu’il y avait là un potentiel. Quelques années plus tard, j’ai noué des liens plus étroits avec l’Orchestre de chambre de Norvège, ce qui m’a permis d’explorer davantage ce domaine, d’abord avec les trois concertos de Haydn, puis en commençant par Mozart sur plusieurs années. En 2012, lorsque j’ai commencé mon projet Beethoven Journey avec le Mahler Chamber Orchestra (Sony), j’ai pris la décision d’interpréter moi-même les concertos à la tête de l’orchestre, et j’ai beaucoup appris sur la direction d’un orchestre au cours de ces années de projet Beethoven », confie-t-il dans un entretien.

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On goûte une certaine sévérité, une pudeur qui est l’alliage naturel de cette sonorité profonde, châtiée, et une façon d’aller à l’essentiel. De là l’éloquence sans graisse de ses Concertos de Rachmaninov. Feu André Tubeuf l’avait intégré dans son panthéon des grands pianistes, et entretenu avec Leif Ove Andsnes un lien d’admiration. Pour lui, le Norvégien cueillait l’essence des œuvres, avec une absence d’ego qui le rapprochait d’un Rudolf Serkin : un compliment qui se passe de commentaire.

Jérémie Bigorie

Leif-Ove Andsnes : The Warner Classics Edition 1990 – 2010 (coffret 36 CD Warner)

 

Décernés chaque semaine, les Trophées Radio Classique priment un nouvel album, mis à l’honneur notamment dans l’émission « Tous Classiques » de Christian Morin.

 

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