Après deux albums salués par la critique, le Quatuor Maxwell clôt sa mini-série consacrée à Haydn.
Au programme figurent les quatuors à cordes testamentaires de l’op. 77, couplés comme de coutume avec quelques pages de musique folklorique écossaise. Les deux quatuors se complètent parfaitement : l’un (sol majeur) est brillant, énigmatique, juvénile et léger ; l’autre (fa majeur) est réfléchi, noble et quelque peu sérieux.
Le choix de musique écossaise est tout aussi équilibré, allant du joyeux – The Marquis of Tullibardine, Captain Campbell’s March, etc. – au sombre – Hector the Hero. Ce parcours intelligemment construit illustre parfaitement la maxime de Hatto Beyerle, mentor du Maxwell Quartet et dédicataire de cet album : « Pour bien comprendre la musique de Haydn, il faut d’abord bien comprendre la musique folklorique ».
En contrepoint, des chants écossais collectés par des folkloristes au XVIIIe siècle
Une phrase qui prend tout son sens lorsqu’on rappelle que le compositeur, à la faveur de ses divers séjours outre-Manche durant les années 1791-1795, a lui-même confectionné de nombreux arrangements d’airs traditionnels anglais, irlandais et écossais.
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Et la jeune formation écossaise de séduire par son interprétation solaire du Quatuor en sol majeur, porté par un lyrique premier violon. Le Quatuor en fa majeur bénéfice d’une lecture équilibrée qui captive par son Final plein d’esprit et de vivacité.
Jérémie Bigorie
Joseph Haydn : Quatuors op. 77. Pièces traditionnelles écossaises. Quatuor Maxwell (LINN)
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