De 1729 à 1739, le Cantor de Saint Thomas et ses comparses y donnaient un concert composé de cantates profanes ou de musique instrumentale. En baptisant du nom de cet établissement (entretemps tombé dans l’oubli) leur ensemble de musique baroque en 1998, un groupe de musicien français entendait recouvrer l’esprit qui présidait à ces réunions musicales. Parmi eux –Primus inter pares – la claveciniste Céline Frisch poursuit de son côté une remarquable carrière soliste. Première claveciniste nommée par les Victoires de la Musique Classique (2002), elle a enregistré pour le label Alpha les Variations Goldberg de Bach, des Pièces pour orgue et clavecin de Jean-Henry d’Anglebert ou trois Suites pour clavecin de Jean-Philippe Rameau, tout juste rééditées en « Alpha Collection ».
Aux commandes d’un superbe instrument du XVIIIe siècle, Céline Frisch sert à merveille le pittoresque de ces œuvres de jeunesse dont les célèbres « Rappel des oiseaux », « Tambourin », « La Poule », « Les Sauvages »… Où comment l’auteur du sévère Traité d’harmonie (1722) y apparaît comme le contemporain des sensuels Boucher et Fragonard, voire de l’hédoniste Watteau (« L’Indifférent »).
Rameau s’invite chez Boucher et Fragonard
Radio Classique
Situé rue Sainte Catherine à Leipzig, le Café Zimmermann accueillait chaque semaine le Collegium Musicum, un ensemble instrumental dirigé par Jean-Sébastien Bach.