Janine Reiss a été le chef de chant de Maria Callas, de Placido Domingo, de Luciano Pavarotti, de Ruggiero Raimondi. Mais elle a surtout été le tuteur, le guide de centaines de chanteurs, connus ou inconnus, qu’elle a formés à l’esprit de l’opéra. Cet esprit de l’opéra, c’est d’abord le respect du texte : celui qui a inspiré le compositeur, celui qui contient les germes du drame. Compréhension, articulation et incarnation ont été la trilogie sacrée des dadas de Janine Reiss. Intraitable, elle n’a jamais cédé. Les plus grands l’ont bénie, les plus paresseux l’ont maudite. Mais tous lui doivent une part de leur succès. Quant à l’opéra français, il serait dans un piteux état sans son obstination à châtier la langue en exaltant ses consonnes. Cette rigueur ne s’est jamais appliquée de manière sèche car la passion traverse Janine Reiss et son amour de la voix humaine l’anime de manière constante.
La french coach possède aussi un art de conteuse qui a rendu son émission palpitante. Riches moments d’émotion comme le récit des derniers jours de Maria Callas, qui fut son amie.
Voici son programme :
« Carmen », Bizet : Air des cartes (par Teresa Berganza).
Madeleines : - Edith Piaf : Mon Dieu. - « Ne me quitte pas », Jacques Brel. Babylone Circus Programme classique : - « Pelléas et Mélisande », Debussy: le début (par Karajan). - « Lakmé », Delisbes: Air des clochettes (par Mady Desplé). - – Un extrait de « La pomme d’api », Offenbach (par Manuel Rosenthal). - « Anna Bolena”, Donizetti : Air final (par Maria Callas). - “La flûte enchantée », Mozart: Air de la Reine de la Nuit (par Edda Moser). - « An die ferne Geliebte », Beethoven (par Dietrich Fischer-Dieskau).