Il y a quelque chose de balzacien dans le destin de Pierre Lescure. Journaliste parvenu au sommet du pouvoir d’une entreprise internationale de communication qu’il avait contribué à bâtir, et puis la chute, brutale, sèche, l’émotion sincère des salariés et la vie qui continue.
La force d’un homme (son flair, sa capacité de conviction, son charisme) contenant toujours la faiblesse qui va le faire tomber (la confiance, une certaine naïveté), car la plus fine des pièces a toujours deux faces, l’histoire est logique, implacable. S’il avait possédé les qualités pour se maintenir au pouvoir, flatter le nouveau prince et entretenir ses réseaux, il n’aurait pas su prendre les risques nécessaires pour aller de l’avant, s’adapter, naviguer à vue et conquérir des nouveaux territoires.
Dans le cas de Pierre Lescure, la part du romanesque ne cède jamais au pathétique. Pourquoi ? Parce que l’homme n’est pas assoiffé de pouvoir, c’est avant tout un être d’intuition, de culture et de passion. Donc il n’a pas perdu sa substance au terme de cette aventure qui n’était pas vaine.
Voici son programme :
– La Moldau de Smetana
– La Marche funèbre de Chopin (thème principal)
– Le Concerto pour violon de Tchaïkovski (thème final)
– « Sketch » du Modern Jazz Quartett sur l’album « La Troisième force »
Madeleines de Proust :
– Tea for two par Louis Armstrong au Symphony Hall de Boston
– Baby I don’t care d’Elvis Presley