Chef d’orchestre, compositeur, créateur d’institutions, avant-gardiste, provocateur… Un seul mot ne suffirait pas pour décrire Pierre Boulez, devenu après une carrière impressionnante, cette figure incontournable du monde musical.
Né le 26 mars 1925 à Montbrison (Loire), Pierre Boulez se détourne très vite de ses études de mathématiques à Lyon pour se préparer au concours du Conservatoire de Paris. Après avoir commencé le piano à l’âge de 5 ans, et écrit ses premières partitions à 17 ans, le jeune Pierre Boulez est admis au Conservatoire en 1943. Cette admission marque le début d’une vie consacrée à la musique : direction du « Domaine musical », enseignement de l’analyse musicale et de la direction, fondation et direction de l’lnstitut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam), compositions, direction de nombreux orchestres, participation aux projets de l’Opéra de la Bastille et de la Cité de la musique à Paris… Pierre Boulez a su, à travers son incroyable carrière, laisser une empreinte large, profonde et durable dans le paysage musical.
Cependant, si son parcours remarquable fait l’unanimité, Pierre Boulez a aussi fait parler de lui en alimentant des controverses à coup de formules choc. Tantôt critiqué, tantôt admiré, le compositeur est un de ces personnages qui ne laisse pas indifférent, en ne craignant pas d’affronter les conventions sociales et musicales comme l’illustre cette phrase prononcée en 1967 :
« Dans les concerts, il y a une coutume, c’est celle d’applaudir l’artiste. Et les gens applaudissent non pas l’artiste, mais eux-mêmes : ils s’applaudissent de faire partie d’une certaine classe musicale. »
Aujourd’hui, l’heure n’est plus à la polémique, mais à l’admiration et la fête : Joyeux anniversaire Monsieur Boulez.