Dans son dernier roman, Golem, Pierre Assouline a choisi un grand joueur d’échecs comme héros en fuite, « faux coupable » hitchcockien. Autant dire un paradoxe : le plus intellectuel des sportifs, le plus concret des mathématiciens, le plus guerrier des artistes.
Les joueurs d’échecs sont proches des musiciens, les ouvertures sont leurs arpèges, le mat leur coda.
Avec son histoire de Vivaldi enneigé, Pierre Assouline nous a troublés. Son récit était si prenant que j’ai bien peur de ne plus pouvoir désormais écouter le Stabat Mater sans un frisson d’angoisse.
Voici son programme :
4 classiques :
– Schubert, Nacht und Traüme, par Ian Bostridge
– Vivaldi, Stabat Mater
– Poulenc, Symphonie pour orgue
– Bach, Le Clavier bien tempéré BWV 872
3 souvenirs :
– Philip Glass, musique du film The Hours de Stephen Daldry
– Jean Sablon, « J’attendrai »
– Georges Delerue, « La Peau douce »