Philippe Tesson, toujours vent debout

Philippe Tesson me fait de plus en plus penser au baron de Charlus dans Le Temps retrouvé : ne perdant rien de sa superbe et de son mordant, tenant des propos qui l’isolent, soufflant le chaud et le froid, cachant un coeur authentique derrière un caractère très Guermantes…
Depuis toujours, il défend l’idée d’une France forte sans être souverainiste. De droite en économie, volontiers de gauche pour la culture, question d’équilibre. Son esprit logique lui fait entendre la devise française « Liberté, Egalité, Fraternité » dans cet ordre. Si l’on s’avise d’imposer l’égalité en menaçant la liberté ou si les désirs de fraterniser avec le monde entier menacent nos intérêts et nos principes, alors il montre les dents.
Il craint d’apparaître comme un franchouillard grincheux. Mais nous, nous craignons de perdre un jour sa faconde, son énergie, sa jeunesse, sa réactivité précieuse. Et son intelligence si française.

Voici son programme :

Madeleines :

– Le Bœuf sur le toit – Darius Milhaud – Les premières mesures – 2 pianos.
– Tea for Two – Piano Solo –
– J’ai la Mémoire Qui Flanche – Jeanne Moreau

Classiques :

– Ludwig van Beethoven, Triple Concerto – Premières mesures – L’attaque.
– La Berceuse de Chopin – Le début au piano.
– L’embarquement pour Cythère de Francis Poulenc – 2 pianos.
– Le Concerto en sol de Maurice Ravel – Les premières mesures.