Dire que j’ai de l’admiration et du respect pour Philippe Labro est un euphémisme. Mais je l’aime, et suis heureux et fier qu’il m’honore de son amitié. Sa passion pour la musique est sincère, profonde, comme sur tous les sujets qu’il traite tel un virtuose.
Certains jaloux raillent la taille de son ego. D’abord, elle n’est en rien disproportionnée à sa place dans le monde des médias (si tous les journalistes étaient aussi cultivés, enthousiastes et travailleurs !), ensuite il pourrait dire à l’instar de Sacha Guitry : Si tous ceux qui se moquent de ma manière ampoulée de dire « Moi » savaient comment je dis « Toi ».
Son amour pour sa femme Françoise me touche infiniment. D’abord, il est justifié (si tant est que les sentiments ont besoin de justification), ne serait-ce que (allez ! à moi d’imiter le maître et de me payer une tranche d’ego) parce qu’elle est une auditrice très assidue de Passion Classique. A la fin de l’émission, Philippe m’a dit : « J’espère que je n’ai pas été trop impudique ». Ultime délicatesse d’un grand journaliste qui a passé sa vie à vanter le talent des autres, à servir ses passions avec un talent indécent, quitte parfois à « plonger la plume dans la plaie » (le devoir du journaliste selon Albert Londres), toujours dans un souci de bienveillante vérité, jamais pour se payer la peau de quelqu’un.
Cet homme sûr de lui, solaire et libre d’esprit cache des zones d’ombre, des douleurs secrètes et des doutes qui font de cet aristocrate de la plume, un géant aux pieds d’argile. J’ajoute qu’au début de mon aventure sur Radio Classique, il est celui qui m’a témoigné son soutien avec le plus de force. Pour cela, et pour mille autre choses qui tiennent à ce qu’il est, ma reconnaissance et mon affection lui sont éternelles.
Voici son programme :
Chopin par Garryck Ohlson (Prélude n° 16°)
Madeleines
Le Chant des partisans par Yves Montand
Ray Ventura : Le lycée Papillon
Elvis Presley : Hartbreak Hotel
Programme
Requiem de Verdi – « Dies Irae » (Giulini)
Jonas Kaufmann : Fidelio de Beethoven « Gott ! » (l’air est à 3’30 « In des Lebens Frülingstagen »)
Kathleen Ferrier : « J’ai perdu mon Euridyce » (Gluck)
Brahms : Trio op. 87 par Angelich & Capuçon
Mélodies d’amour
Henri Salvador : Une Chanson douce
Nat King Cole : Brasilian Love Song
Leonard Cohen : Suzanne