Philippe Labro, à la claire fontaine

Il a tout fait avec un talent indécent : des films, des livres, des chansons, du journalisme, de la radio, de la télévision. Il a toujours senti l’air du temps, mais au fond c’est un classique qui s’inscrit dans la durée. Il a dirigé des équipes, car Philippe Labro a aussi l’âme d’un capitaine qui rend l’enthousiasme contagieux. Il sait trancher dans le vif, prendre des décisions, défendre ses convictions avec passion. Ce qui est rare pour un écrivain. La précision de la langue est sa marotte. Ce qui devient de plus en plus rare pour un journaliste. L’écriture est sa source vive, sa claire fontaine, le son qui coule dans ses veines. Son « Flûtiste invisible » est limpide et profond, vif et long en bouche. Il résonne harmonieusement dans la polyphonie complexe de nos existences. Salué par le public et la critique unanime. Toute la critique ? Non, un journal du soir que plus personne ne prend pour une aurore a titré « L’écrivain invisible » sans savoir qu’il lui rendait le plus beau des hommages. Quoi de plus fort et de plus beau pour un créateur que de disparaître derrière son sujet, ses personnages, sa musique ?
Voici son programme :

Concerto piano et orchestre Beethoven n°1 par Argerich
Impromptu de Schubert par Radu Lupu
Ouverture de la Force du Destin de Verdi
Ouverture zu der Freischüts – Carl Maria Von Weber

Les 3 Madeleines :
Elvis Presley : Amercian Trilogy
Guy Béart : Tout comme avant
Bill Henderson : Bye bye Blackbird