L’Arbre du pays Toraja est une merveille. L’universel et le particulier y coulent d’une même fluidité, légèreté et profondeur s’y tressent avec virtuosité. Un passage, pris au hasard, sur les idéologies qui ont essaimé le siècle passé : « Censées indiquer un chemin, un usage du monde et un projet social, elles ont la plupart du temps rempli le rôle de ces naufrageurs qui jadis sur les côtes dangereuses allumaient des lanternes qu’ils attachaient aux cornes d’une paire de boeufs pour attirer les navires, les faire se fracasser et les piller. »
Tout y est vivant. La langue surtout.
Et, pour ne rien gâcher, rencontrer l’homme Philippe Claudel ne déçoit pas qui admire l’écrivain.
Voici son programme :
– Mozart, Les Noces de Figaro, « Ouverture »
– « Silenziu d’amuri », par l’Arpeggiata
– Fauré, Dolly
– Charles-Marie Widor, Symphonie pour orgue n°5, 5ème mouvement « Toccata »
Madeleines :
– Ana Brun, « These Days »
– Lana del Rey, « Young and Beautiful »
– The Velvet Underground, « Candy says »