A 87 ans, Peter Brook est un sage qui a gardé la fraîcheur de l’enfance.
Comme tous les grands créateurs anglais, il a été élevé au lait de Shakespeare, c’est-à-dire qu’il ne sépare pas les genres : « la valeur du pudding, c’est au moment où on le mange. » Le réalisme social, l’intime de la chambre à coucher et la grandeur de l’Homme sont en étroite relation. En même temps, il a toujours été conscient de la valeur des autres cultures et a toujours eu le souci de se confronter aux grands mythes universels. Pas par souci politique, par bonne conscience de « métissage », mais par conviction instinctive qu’aucune vision du monde ne peut se targuer d’une quelconque supériorité.
Le théâtre, selon lui, n’est pas de révéler une vérité, mais de confronter chacun de nous à la complexité des choses.
Le poids des mots ne s’ampute donc jamais de la puissance de la musique et de la force du silence.
Voici son programme :
Beethoven – Trio des fantômes 2ème mouvement – Beaux Arts Trio
César Franck – Piano et Violin Sonata in A major – 1st mouvement.
Mozart – sonate piano N° 8 K310 2ème mouvement – Alfred Brendel
Edith Piaf – je ne regrette rien
Ella Fitzgerald – Let’s do it
Billie Holliday – Summertime
Violetta Parra – Gracias a la vida