Patrick Sébastien, tourner les serviettes avec Johann Strauss

Les descendants des « Misérables » que Victor Hugo a imaginés au siècle dernier, Patrick Sébastien les rencontre fréquemment au fil de ses tournées. A la sortie de ses spectacles, dans les bistrots, cuvant sur la route, dormant au pied des immeubles, tapinant au bois de Boulogne… Le saltimbanque venu du peuple, l’amuseur de la France profonde, le « beauf de service » rencontre les damnés de la terre et brosse leur portait dans son dernier livre Comme un poisson dans l’herbe. Pas pour critiquer un système ou pour faire son beurre sur la pauvreté du monde, non, simplement pour dire : regardez comme ils sont beaux, intéressants, moins cons qu’ils en ont l’air ; voleurs, menteurs parfois, dame ! on ne choisit pas qui on rencontre, mais vrais, touchants, courageux la plupart du temps. Il ne juge pas, il les regarde au fond des yeux et il décrit ce qu’il voit, ce qu’on lui dit, en s’efforçant de ne trahir personne et de respecter l’être humain qui lui a tendu la pogne au détour d’un chemin.
Avec un mélange d’authenticité, de talent, de roublardise et de naïveté, il nous emmène chez « ces gens-là » comme dirait Brel. Et il doit se demander par quel miracle, au nom de quoi, il s’en est tiré et pas eux. Jean Valjean est devenu le Monsieur Madeleine de la télévision, mais il n’en oublie pas pour autant Cosette et Fantine, ses frangines.
Voici son programme :

– La Pie Voleuse ( Rossini)
– La Marche de (Radetzky)
– La Force du Destin (Verdi)
– La Saison Hiver (Vivaldi)

Madeleines :

– La Maman La Plus Belle du Monde ( Luis Mariano)
– Whiter Shade of Pale ( Procol Harum)
– Sonate Partiro (Boccelli)
– Lili (Pierre Perret)