Il fait partie de ceux qui saluent brièvement à la fin d’un concert et qu’on se demande : « Mais qui c’est celui-là ? »
Le chef de choeur oeuvre dans l’ombre, à la manière d’un metteur en scène, et laisse la place au chef d’orchestre sur qui repose toute la lumière. Et pourtant sa collaboration est essentielle. On aimerait même qu’il soit davantage mis à contribution pour former nos instituteurs et qu’enfin chaque école possède une chorale de qualité. Combien de problèmes, de tensions seraient résolus sur le terrain si la musique jouait un rôle central dans l’enseignement. Un plan quinquennal avait autrefois été lancé par Jack Lang qui dirigeait à la fois le ministère de la Culture et celui de l’Education. Il a fait long feu. Une autre proposition (de Ségolène Royal si je me souviens bien) concernait l’envoi d’éducateurs para-militaires musclés dans des écoles où le respect des maîtres n’est plus qu’une vieille lune. Mais l’annonce avait jeté un froid, surtout dans son propre camp. Il est tellement plus facile d’ignorer la réalité et de penser que tout se résoudra par des crédits supplémentaires, de laisser nos professeurs démunis face à la violence des banlieues, désespérés, en dépression ou jetant l’éponge. Après une répétition, Patrick Marco a lui-même été agressé dans un parking, immobilisé pendant deux mois et a perdu irrémédiablement une partie de sa mobilité faciale. La musique n’adoucit pas forcément les moeurs de ceux qui la pratiquent.
Voici son programme :
• pour les madeleines
• requiem de mozart
• une histoire lamentable de polnareff
• armé d’amour nougaro
• pour le reste
• scherza infida dans ariodante version anne sophie von otter
• juste une petite fille de jean claude vannier
• kom jesus kom motet de bach
_ le jour m’etonne et la nuit me fait peur dans figure humaine de poulenc