Patrick Grainville, un Normand de fort tempérament

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Il a fait les beaux soirs de l’émission Apostrophes de Bernard Pivot qui vient de prendre la présidence du jury Goncourt.
Avant de découvrir son style baroque et puissant, sa langue racée, on a pu apprécier sa faconde à l’oral, sa parole libre et haute en couleurs, son côté hors-cadre qui tranchait avec le mot pesé et le sérieux universitaire de la plupart des hommes de lettres.
De livre en livre, Patrick Grainville s’est épuré, mais non assagi. Il a gardé son enthousiasme et sa faculté d’émerveillement. Son côté « Verdi » comme il le dit lui-même qu’il a par bonheur conservé. Peut-être qu’avec l’âge, il se rapproche de son enfance, comme tous les grands écrivains, et que dans Bison, son dernier roman au Seuil, il retrouve sa joie de jouer aux cow-boys et aux indiens, à travers l’évocation de George Catlin, amoureux de la civilisation des « peaux-rouges » au point d’avoir tout quitté pour les peindre à son tour en une oeuvre qui a ému Baudelaire et qui a été célébrée par le président Kennedy lors de son investiture à Washington.

Voici son programme :

Madeleines :

–  La chanson du western ‘High Noon’ (‘Le train sifflera trois fois’) : « Si toi aussi tu m’abandonnes »

– Brassens : « Brave Margot »

– Jacques Dutronc : « Les playboys »

 Musique classique:

– Stravinsky : le début du Sacre du Printemps

– Prokofiev : Roméo et Juliette, 4e mvt, Menuet

– Verdi : Requiem, Libera me

– Bach : Concerto en Fa mineur, 2e mvt, Largo