Patrick Chauvel, des faucons, des vautours, des aigles et des colombes

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Les faucons veulent la guerre, les colombes la subissent. Ceux qui la filment sont des aigles qu’on prend parfois à tort pour des vautours.
Patrick Chauvel photographie la guerre. Il gagne sa vie et risque sa vie en partageant le sort de ceux qui luttent pour la liberté ou pour survivre dans des conflits, loin de chez lui, qu’il a décidé de faire siens. Témoigner est son credo. Témoigner de l’horreur et de la folie des hommes dans des clichés qui se retrouvent sur papier glacé entre une publicité pour une montre de luxe et une starlette sur la plage.
A la base : le goût de l’aventure. Pas de départ possible sans cet appel de l’inconnu, cette volonté de vivre intensément et l’impossibilité d’aller chaque matin au bureau. Ensuite, peut-être l’ambition, la fierté de saisir un instant de vérité… Mais, au bout de quarante ans, le corps couvert de cicatrices, qu’est-ce qui peut expliquer un besoin impérieux, absolu d’y aller, d’entendre siffler des balles autour de soi, de sentir l’odeur du sang, de la poudre et de la merde, d’avoir la peur au ventre ? La foi. Le sentiment qu’on ne peut plus reculer, plus jamais. Pour témoigner à nouveau, encore et toujours. Le fait qu’on ne s’appartient plus, mais qu’on est au service du devoir d’informer et d’une certaine idée de l’humanité.
Voici son programme :
Jean Sébastien Bach. « La passion selon Mathieu » chœur final
Mozart, le « Requiem » début
« Missa di Gloria » de Puccini
Jeff Beck : Blackbird

Et 3 Madeleines :

« Le chant des partisans », Yves Montand
« Le concerto de l’adieu » de Georges Delerue dans Dien Bien Phu
« Que sera votre vie ? » de Rodolphe Burger