Il y a les écrivains du dimanche, les écrivains d’outre-Manche, les écrivains aux effets de manches, Patrick Besson est un écrivain travailleur, de ceux qui ne lâchent pas le manche. Il creuse son sillon avec obstination, non sans humour, non sans légèreté, pour traverser la surface des choses.
En deux mots, il a extrait l’essence de la musique de Mozart : beauté et bonté, ce qui est plutôt bien vu et surtout bien senti. L’air de ne pas y toucher, sans tambour ni trompette, mais avec la précision suave d’un trait de hautbois, il décoche des flèches vers les zones sombres de la vie et de la littérature. Tantôt Eros, tantôt Diane chasseresse, mais toujours sans trembler. C’est au fond ce qu’on attend d’un écrivain.
Voici son programme :
Chostakovitch 7e Symphonie
Wagner : La Walkyrie, acte I scène 3 (Siegmund-Sieglinde)
Mozart : Don Giovanni
– Acte I scène 5 (air du catalogue)
Bach, English suite4 # in F, BWV 809-2, Allemande par Glenn Gould
Madeleines :
Biche oh ma biche, Franck Alamo
My lady d’Arbanville, Cat Stevens
La plus belle pour aller danser, Sylvie Vartan