Opéra de Paris : La danseuse étoile Alice Renavand se blesse lors de ses adieux

Capture/twitter

Alice Renavand, qui devait faire ses adieux à l’Opéra de Paris mercredi 13 juillet en dansant pour la première fois le ballet Giselle, s’est blessée sur scène et n’a pas pu terminer la représentation. A 42 ans, la danseuse étoile devait raccrocher les pointes, comme l’exige la tradition pour les danseurs arrivant à cet âge, mais elle se produira finalement une dernière fois au Palais Garnier au cours de la prochaine saison, a annoncé la direction de l’ONP.

Bleuenn Battistoni a remplacé Alice Renavand pour la fin de la représentation

« En raison de la blessure d’Alice Renavand pendant la représentation, l’Opéra de Paris a invité la danseuse étoile à revenir pour faire ses adieux lors de la saison 22/23 » a annoncé l’institution sur Twitter. « Giselle, c’était un rêve, un fantasme, et il fallait en même temps être à la hauteur », avait pourtant affirmé la danseuse lors de sa prise de rôle fin juin. Blessée en début de 2e acte, elle a été remplacée par Bleuenn Battistoni qui a terminé le ballet.

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Au 4ème salut, Alice Renavand est revenue sur la scène, accompagnée d’Alexander Neef, le directeur général de l’ONP, et d’Aurélie Dupont, la future ex-directrice de la danse, pour saluer le public de la Salle Garnier qui lui a réservé une ovation. Une fausse sortie malchanceuse pour la ballerine qui a très peu dansé ces 4 dernières années en raison d’une grossesse, d’une blessure, des grèves et de l’épidémie de Covid-19.

Alice Renavand souhaite créer un répertoire spécifique pour les anciens danseurs de l’Opéra

Née d’un couple franco-vietnamien, Alice Renavand a été petit rat de l’Opéra dès l’âge de 8 ans. Elle a été nommée étoile « sur le tard », à 33 ans en 2013, après un parcours plus contemporain que classique au sein du Ballet de l’Opéra. Après sa « retraite », la danseuse étoile va s’investir pour fonder un collectif pour les anciens danseurs de l’Opéra. « Les danseurs sont capables de s’exprimer, sans avoir forcément une forme physique extraordinaire, et c’est ce qui me touche », dit la danseuse qui a contacté des danseurs et des chorégraphes pour ce projet. L’idée est de créer « un répertoire spécifique, en tenant compte de la fatigue physique, de la maturité artistique et de trouver des correspondances entre d’anciennes personnalités de la danse et des chorégraphes, plasticiens, musiciens… », précise-t-elle.

Philippe Gault (avec AFP)

 

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