Olivier Baumont, le clavecin charnel

Olivier Baumont nous a rappelé la phrase de Nikolaus Harnoncourt : « Avant 1800, la musique parle. Après, elle peint. » Comme toutes les formules, elle éclaire une part de la réalité des choses et dévoile surtout la personnalité de celui qui l’énonce. Ajoutons quand même le mot de Balzac : « Ce que nous peignons est fini, déterminé, et ce que nous jette Beethoven est infini. »
Mais l’on peut vivre fort bien, aussi, dans le monde fini de Couperin le Grand, dont le charme et la fantaisie sont sans fin.
« Fantaisie », l’un des deux mots dits par Olivier Baumont pour décrire l’art baroque. L’autre étant « la courbe ». Nous sommes loin de Versailles et du classicisme à la française, mais c’est vrai qu’il y a Corneille !
Avec Olivier Baumont, le clavecin respire. Il est charnel, sensuel. Pas du tout machine à coudre. Celle-ci ne sert qu’à assembler les morceaux de rideaux de Tara pour que Scarlett soit encore plus belle pour aller au bal.

Voici son programme :

Madeleines :

– Françoise Hardy : « Des ronds dans l’eau » (enfance)
– Le thème principal du film ‘Autant en emporte le vent’ (adolescence)
– Stevie Wonder : « Stay gold » (adolescence)

Quatre extraits musicaux :

– Johann Sebastian Bach : prélude de la 1ère suite pour violoncelle BWV 1007 (par Anner Bylsma)
– Jean-Nicolas Geoffroy : pièces de clavecin par Aurélien Delage, plage 30 « VII. Chaconne »
– Frédéric Chopin : Nocturne n°21 opus posthume en do mineur (par Claudio Arrau)
– Frantz Schubert : Auf dem Wasser zu singen (par Irmgard Seefrie)