On lui doit également la création de la fameuse école de Mirecourt, le berceau de la lutherie française, dans les Vosges, et d’un concours, qui porte son nom.
Récemment, Etienne Vatelot a cédé à une fondation suisse le « Quatuor des Evangélistes », qu’il possédait depuis plus de trente ans. Il s’agit de quatre instruments (deux violons, alto et violoncelle) obtenus à partir des mêmes bois, issus de la même parcelle de forêt, coupés à la même époque, séchés ensemble et réalisés par le plus grand luthier français du XIXe : Jean-Baptiste Vuilhaume. Une idée géniale, qui donne à ces instruments une homogénéité naturelle idéale pour la pratique du quatuor à cordes. Vuilhaume s’était inspiré des dimensions parfaites du stradivarius que possédait Paganini. Comme cet instrument s’appelait « le Messie », il a tout naturellement baptisé son quatuor du nom des quatre évangélistes : St Jean (le 1er violon), St Luc, St Matthieu et St Marc. Ces instruments sont joués par le jeune quatuor français, le Quatuor Modigliani. C’est en les entendant jouer ses instruments muets depuis trente ans qu’Etienne Vatelot a décidé de s’en séparer pour les « marier » à ces magnifiques musiciens. Luthier à l’ancienne, Etienne Vatelot aime les couples qui durent.
Voici son programme :
Ginette Neveu : Nocturne en ut dièse mineur de Chopin (transcription)
Madeleines : Enesco Double de Bach avec Menuhin, mvt lent
Saint-Saëns : Rondo Capriccioso (Oïstrakh)
Ysaÿe : mvt de sonate significatif (Korcia)
Poème de Chausson par Ferras
Jean-Pierre Rampal : Suite n° 2 de Bach (Polonaise)
Stern : Concerto n° 4 de Mozart – 1er mvt (à partir du violon)
Barenboïm : Mendelssohn Romance sans paroles Printemps
Oïstrakh : Concerto n° 2 de Prokofiev – 2e mvt (Galliera/1958)
Rostropovitch : Concerto de Dvorak – 2e mvt – avec Talich
Voici son programme :