Nina Bouraoui, un écrivain tout sauf « standard »

Il y a du Patricia Highsmith en elle. Le sourire en plus. Elle sait creuser le cerveau de ses personnages sans s’y perdre, décrire une réalité qui paraît morne avec force détails vivants et passionnants, jouer entre le naturalisme et le fantastique de façon virtuose. Un écrivain avec un E majuscule, au début, pas à la fin.
Rien ne lui fait peur. Et elle ne cherche pas à séduire, ou à courir après la mode, plutôt à entretenir avec son lecteur une complicité au point de transition entre l’intelligence et la sensibilité. À Nina Bouraoui, seuls ceux qui ignorent ce qu’est la littérature diront non.

Voici son programme :

– Vivaldi : Orlando furioso, Come l’onda (par Philippe Jaroussky)
– Mozart : Concerto pour piano n°23 en La Maj, K488, Adagio
– Chopin : Nocturnes
– Maria Callas : Norma

Madeleines :

– Pink Floyd : « Hey you » (enfance)
– Blondie : « Atomic » (adolescence)
– Benjamin Biolay : « Ton héritage » (récent)