Nicole Le Douarin, une chercheuse qui trouve

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A plus de quatre-vingts ans, bardée de diplômes, couverte de décorations internationales, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, professeur honoraire au Collège de France et grand-croix de la Légion d’honneur, Nicole Le Douarin reste en état de curiosité, d’émerveillement face aux mystères de la nature et d’une totale humilité. Elle n’oublie pas que la recherche est un travail collectif, qu’elle rassemble une communauté de chercheurs qui tentent d’établir des vérités scientifiques, tout en sachant remettre en cause les dogmes du passé et ce qu’on tenait pour acquis. On lui doit, dès 1969, la création de « chimères » obtenues par greffes de cellules embryonnaires de la caille et du poulet qui ont permis une meilleure connaissance du fonctionnement neurologique et immunologique. Sa méthode de marquage des cellules a été adoptée par des laboratoires du monde entier. Sa pratique du violon, dans sa jeunesse, ses études littéraires, nous rappellent que les liens entre l’art, les lettres et la sciences sont plus grands qu’on pourrait le penser. Bach n’a-t-il pas abordé la tonalité de manière scientifique ? Flaubert n’était-il pas un chercheur du style et de la langue ? Quant à Picasso, il a résumé la chose avec orgueil : « Je ne cherche pas, je trouve. »
Voici son programme :

-La Messe Solennelle N° 14 dite : « Du couronnement » en UT Majeur K.317 de W.A MOZART

-La Passion selon Saint MATTHIEU de J. S. BACH

-Le Concerto pour violon et orchestre en ré majeur de Ludwig VAN BEETHOVEN

-Le Concerto en mi majeur de Vivaldi. Le Printemps

3 « madeleines  » musicales

-La Chanson de Solveig (Peer Gynt)

-Sonate pour piano n°5, l’Andante de Baldassare Galuppi (1705-1785)

-El canto dels ocells de Xavier Montsalvage. Chanté par Victoria de los Angeles .