Nicolas d’Estienne d’Orves, la fantaisie en sus

Viré d’une chaîne concurrente et néanmoins amie, selon la formule consacrée, dans des conditions discutables, pour avoir diffusé une version salace d’Il est né le divin Enfant, Nicolas d’Estienne d’Orves est tranquillement passé à autre chose, sans alerter les populations avec des cris d’orfraie. Il a préféré retrouver Orphée sous d’autres cieux et a dormi du sommeil du juste dans les bras de Morphée.
Grand connaisseur de la chanson classique, celle qui voulait dire quelque chose ou qui ne voulait rien dire, mais avec grâce et fantaisie, ce qui n’est pas la manière la plus sotte de dire, et surtout avec un sens de la diction qui semble une vieille lune oubliée dans la chanson d’aujourd’hui, sans parler de l’opéra et de l’opérette. Il se présente comme un « amateur » avant tout, un mot qui lui fait honneur et qui est à manier avec des pincettes depuis l’explosion de M. Hondelatte face à Dave (édifiant !) sur une autre station concurrente, etc.
Voici son programme :

Classiques :

-L’heure exquise de Reynaldo Hahn chanté par Susan Graham

-« Soave sia il vento » du Cosi de Karajan (Schwarzkopf etc.)

-Le septuor à la fin de l’acte de Giulietta des Contes d’Hoffmann d’Offenbach (version Cluytens 2)

-« Morgen » de Richard Strauss, version Damrau/Thielemann

Madeleines :

-« Le complexe de la truite » de Francis Blanche

-« Le lycée Papillon » de Georgius

-« J’aime les bananes » de Ray Ventura et ses collégiens