« Un poète doublé d’un orfèvre, absolument sûr de ce qu’il joue ». Ces quelques mots du magasin Diapason retranscrivent la maîtrise et la finesse du jeu de ce jeune prodige, né dans la province de Buenos Aires en 1969. Après une première formation aux côtés de Jorge Carruba, il intègre le Conservatoire National de Musique de Buenos Aires dans les classes de Juan Carlos Arrabian et Carmen Scalcione. C’est Maria Argerich qui permet de lancer sa carrière internationale, lui décernant une bourse d’études pour aller étudier au Conservatoire de Genève. L’illustre pianiste avait repéré le talent de Nelson Goerner à l’âge de ses cinq ans seulement et lui ouvre de nombreuses portes. En 1990 il obtient à l’unanimité le Premier Prix du Concours de Genève. Cette distinction lui permet de continuer son ascension : en 1991, il part dans une tournée européenne sous la direction d’Hans Graf avec l’ONF avant de poursuivre par une tournée au Japon en 1992. Aujourd’hui, les plus grands orchestres internationaux font appel à lui dont le London Philharmonia par exemple. Il se produit également dans de nombreux festivals français dont le festival Piano aux Jacobins à l’occasion duquel il a choisi de jouer une programmation germanique avec l’Air varié dans le style italien de Bach, Davidsbündlertänze op.6 de Schumann ainsi que la 29e sonate en Si bémol majeur, dite « Hammerklavier » op. 106 de Beethoven.
(Ré)écoutez le Journal du Classique ICI