Myriam Boyer, une actrice chouette

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« Où est-il mon moulin d’la place Blanche / Mon tabac et mon bistrot du coin ? » (Pépé le Moko de Julien Duvivier) : https://www.youtube-nocookie.com/watch?v=NLufu3yR7LU
Qui mieux que Myriam Boyer pouvait incarner Fréhel, la chanteuse réaliste de l’entre-deux-guerres, morte dans un sordide hôtel de passe en 1951, après avoir fait courir le Tout-Paris ?
Aucun misérabilisme chez cette formidable actrice qui est à Bertrand Blier ce que Pauline Carton représentait pour Sacha Guitry (ou Thelma Ritter pour Joseph L. Mankiewicz) : une sorte de porte-bonheur. Mais aussi le rappel du réel, l’évidence de l’injustice sociale, le froid constat de la dure condition humaine décrit avec une joyeuse ironie, mais incarné avec une robuste sincérité.
Myriam Boyer ne se paye pas de mots, elle paye de sa personne sans trop savoir vraiment ce qui se passe. Les paroles sont simples, mais les sentiments sont vrais et forts. Que demande-t-on de plus à une actrice ?
Voici son programme :

Stravinsky : le sacre du printemps
Tchaïkovski : symphonie n:6
Vivaldi : les quatre saisons
Schubert : la jeune fille et la mort.

Madeleines :
Gilbert Bécaud : le voyou de la plage
René-Louis Laforgue : Julie la rousse (Pia Colombo)
Michel Delpech : chez Laurette