Musique sur les planches

Marie-Christine Barrault et Olivier Bellamy
Nous ne serons pas l’avocat du Barrault. Le talent de Marie-Christine se passe d’effets de manche. Quant à son programme musical, il était tout à fait extraordinaire. Marie-Christine Barrault a eu une enfance comme on n’en fait plus : chantant des lieder de Schubert accoudée au piano sur lequel jouait sa mère. Pour se rebeller, elle a fait du théâtre et son tempérament passionné l’a porté vers les grands rôles claudéliens. Mais la musique lui a manqué et elle n’a cessé de multiplier les spectacles poétiques avec des pianistes aventureux : correspondance de Schumann et Clara, textes de Liszt et Chopin, etc.

Pour le lundi de Pâques, Marie-Christine Barrault nous a apporté des oeuvres d’inspiration religieuse. Des musiques d’une intense beauté, qui touchaient l’âme en élevant la pensée.

Les voici :

Beethoven: concerto pour piano n° 4 (Otto Klemperer / D. Barenboïm) : andante con moto et surtout le moment du passage de l’andante au Rondo

Madeleines

Gluck : Orfeo et Eurydice (version Glyndebourne avec Kathleen Ferrier) – acte 2 scène 2 : che puro ciel

Schubert : un impromptu (par exemple, l’opus 142 n° 

Franz Liszt : Harmonies poétiques et religieuses – Bénédiction de Dieu dans la Solitude
(ATTENTION ! je voudrais la version dans laquelle Robin Renucci dit le texte de Lamartine avant le piano et c’est avec Roger Muraro au piano).

Frédéric Chopin : Nocturne opus 48 n°1 (dans la version que Yves Henry vient d’enregistrer : il a dû vous déposer le disque lundi)

Haydn : Les Sept Dernières Paroles du Christ en Croix – Sonate 2 amen dico tibi : hodie mecum eris in paradiso (version du quatuor Ludwig)

Annibal Gantez : L’Epopée d’ Annibal Gantez (c’est un disque que je viens d’enregistrer sous le label Psalmus (si vous ne le trouvez pas, dites-moi je vous l’apporte)) – Lettre n° 33 lue par moi, suivi du Sanctus de la messe Vigilate chanté par l’ensemble Vox Cantoris

Debussy : Pélléas et Mélisande (version philarmonique de Berlin / Karajan / F.von Stade /Richard Stilwell) – Acte 4 scène 2 : on dirait que ta voix a passé sur la mer au printemps.

Olivier Messiaen : Quatuor Pour La Fin du Temps – 5ème mouvement : Louange à L’ Eternité de Jésus (version deutsche grammophone : Myung-Whun Chung / Jian Wang)

Robert Schumann : Quintette pour piano et cordes – 2ème mouvement (je vous fais confiance pour le choix de la version).

, mais je pense que c’est déjà trop long).