Muriel Barbery, question et répons

L’écriture est un mystère presque aussi grand que la musique. Même si « le mot est rebattu, et l’arabesque éternellement vierge », comme l’a souligné Colette, il n’est pas défendu de s’engouffrer dans la langue française toutes voiles dehors et les mâts vers le ciel.
La liturgie naturaliste de Muriel Barbery tente dans La vie des elfes d’approcher la magie du monde et de percer les secrets des relations avec l’invisible.
Avec ses yeux d’écureuil et sa voix de mésange, l’écrivain transmue L’élégance du hérisson en une aventure plus osée, périlleuse. Vermeer veille sur Maria et Clara. Mozart tend l’oreille.
Voici son programme :
Classiques :

– Don Giovanni, Mozart, Ouverture.
– Roméo et Juliette, Prokofiev, Ouverture.
– Didon et Enée, Purcell, Kirsten Flagstad, (When I am laid on earth).
– Bach, Suite pour violoncelle (n’importe laquelle), Yo Yo Ma.

Madeleines :

– Bande originale de Samurai Champloo : Obokuri Eeumi, version vocale.
Ikue Asazaki – Obokuri Eeumi (Samurai Champloo OST)
– Paco de Lucia, Flamenco Virtuoso (Jazz Club), plage 5, Llanto a Càdiz.
– Billie Holliday.