Mika Rottenberg fait partie de ces artistes aux origines culturelles multiples. Née à Buenos Aires en 1976, elle débute ses études d’art en Israël pour les finir à la prestigieuse Columbia University de New York en 2004 avec un « Master in Fine Arts ». Depuis le milieu des années 2000, son travail fait régulièrement l’objet d’expositions personnelles au sein d’institutions prestigieuses et internationales comme au San Francisco Museum of Modern Art en 2010 ou au De Appel d’Amsterdam en 2011. Ses œuvres sont aussi présentées dans des expositions collectives comme la biennale de Taipei en 2004. Avec son style déroutant, elle propose des vidéos dont l’absurdité affichée peut dérouter le spectateur à première vue, rappelant les surréalistes par certains aspects. Dans son traitement si particulier de l’image, elle choisit régulièrement des femmes très charnues, loin des canons de beauté habituels.
Elle inaugure au Palais de Tokyo sa deuxième exposition monographique à Paris (la dernière date de 2008) en revisitant certaines de ses œuvres passées, qui ont fait sa renommée internationale dont NoNoseKnows de 2015. Cette vidéo d’environ 5 minutes donne à voir un enchaînement volontairement décousu de plans montrant l’extraction de perles dans des coquillages mais aussi une femme éternuant ou des bulles de savon dans une salle. Déconcerté ? C’est normal, le travail de l’artiste argentine nous sort volontairement de notre zone de confort mais nous laisse en fascination.
Mika Rottenberg, l’absurdité du regard
Radio Classique
Jusqu’au 11 novembre, ne ratez pas l’exposition de l’artiste et vidéaste Mika Rottenberg au Palais de Tokyo, une expérience hors du commun.