Il écrit avec ses tripes. Clair dans sa langue, sombre en lui-même. Vocifère dans le tonneau de Diogène. Mais argumente posément. Honnêtement. Ce n’est pas un faussaire, pas un petit marquis de la philosophie. Il a lu, beaucoup lu. Il écrit beaucoup. A croire qu’il ne dort jamais. Il se trompe forcément, et le reconnaît, enfonce des portes ouvertes, et l’admet, vitupère à tout va, se fait le champion de l’anti-système, pourfend la tour d’ivoire, mais ce n’est pas de la philosophie de comptoir. Plutôt un gueuloir raffiné et intelligent. Il se rêve probablement le Jean-Jacques Rousseau de notre temps. Autant raillé qu’admiré. Il n’en a cure : il existe. Ce qui est capital pour un existentialiste.
Voici son programme :
1. Wagner, Prélude au III° acte de Tristan
2. Callas, Puccini, Tosca
3. Berlioz, une mélodie de Les nuits d’Eté
4. Varese, Amériques
5. Pink Floyd, Atom Heart Mother
6. Mylène Farmer , Je te rends ton amour
7. Alain Bashung, Venus