Michel Legrand, confidences d’un surdoué

Le début d’année a été dur pour les Michel. Michel Delpech (dont le Passion Classique sera rediffusé samedi prochain) et Michel Galabru (à qui nous avons rendu hommage lundi). Michel Legrand lui semble rajeunir d’année en année. Son enthousiasme, son amour de la vie n’en finissent pas de nous émerveiller. Il nous a livré une confidence troublante sur la raison de cette Benjamin-Buttonisation. Enfant, il était, de par son génie, la cible de la méchanceté des autres enfants. Il a beaucoup souffert, détestant l’enfance, détestant la vie, souffrant probablement du départ de son père, de la guerre… Jusqu’au moment où la musique et Nadia Boulanger l’ont tiré du monde obscur. Conversation ping-pong tout en douceur et en légèreté avec un géant de la musique.

Voici son programme :

– « Allegretto » de la Symphonie n°7 de Beethoven (par Bernstein)
Requiem de Duruflé (par Legrand)
Quatuor de Ravel (par le Quatuor Ebène)

Madeleines :

– « Avec le temps » de Ferré
– « Fidèle » de Trenet
– « Ne me quitte pas » (par Nina Simone)
– Et en sus : « Ça va » de Drejac-Legrand (par Laurent Gerra)