Souvent les directeurs d’institutions pèchent par pudeur. Ils se cachent derrière les chiffres ou le sabir des technocrates. Ce n’est pas le cas de Michel Franck qui est avant tout un mélomane passionné, pas un énarque parachuté. L’avantage avec la musique classique, c’est que ça n’intéresse pas assez de monde pour qu’on y recase les copains, les coquins, et qu’on y rencontre rarement d’incompétents. Non seulement Michel Franck est très compétent, mais il possède ce supplément d’âme qui transforme une saison en histoire d’amour et une émission en vrai moment de partage musical.
Voici son programme :
– Chopin, Nocturne n°20 en do dièse mineur (opus posthume), « Lento con gran espressione », Grigori Sokolov
– Mozart, Don Giovanni, Entrée du commandeur, Jérémie Rhorer (dir.)
– Beethoven, Quatuor n°14 opus 131 en do dièse mineur, « Allegro », Quatuor Alban Berg
Et pour les Madeleines…
– R. Strauss, Elektra, « Scène de la reconnaissance d’Oreste », Hans Sotin, Birgit Nilsson, Karl Böhm
– Maria Bethânia, « Ronda »
– Jean Ferrat, « Les Poètes », texte d’Aragon