Si la peau est bien ce que nous avons de plus profond en nous (merveilleux paradoxe de Paul Valéry), le dermatologue Michel Canesi est bien un médecin de l’âme et pas seulement de nos petites rougeurs du quotidien. Dans le livre, Alger sans Mozart, co-écrit avec Jamil Rahmani, il est bien question aussi de douleurs enfouies qui affleurent dans des dialogues brillants d’un « trio des esprits ».
Le Français et l’Algérien retisse des liens distendus des deux côtés de la Méditerranée qui sont les cordes désaccordées n’aspirant qu’à vibrer en sympathie vers un espoir d’harmonie.
L’émotion était palpable quand Michel Canesi a évoqué le souvenir de Rudolf Noureev, qu’il a soigné jusqu’au bout, et de ce long cortège de malades disparus qui continue de hanter ses nuits.
Voici son programme :
Les trois » madeleines »
1- Amalia Rodrigues : soledao
2- The Beatles : Because, version « Love » à capella.
3- Philippe Glass, musique du film the Hours, extrait « Dead things »
Pour le classique:
1- Kol nidrei de Max Bruch, op 47 czech radio symphony orchestra, Friedrich Kleinhapl
2- Concerto de Mozart numéro 23 – 2e mvt (Horowitz/Giulini)
3- Le spectre de la Rose de Berlioz, par Régine Crespin.
4- la Bayadère de Minkus.