Maxime Le Forestier, un art debout

 Olivier Bellamy reçoit Maxime Leforestier dans Passion Classique

Quand j’étais gosse, Maxime Le Forestier était le chanteur engagé de toute une génération. Son « Parachutiste » avait été interdit de radio, sa « Maison bleue » le hissait au rang de porte-drapeau des beatniks. L’époque se cherchait un héros, un rebelle. L’était-il vraiment ? Si c’était le cas, il aurait disparu. Or après quarante ans, il est toujours là. A-t-il changé ? Non évolué comme nous tous. Mais il s’est toujours appliqué à écrire de belles chansons qui durent dans les mémoires parce qu’elles sont bien faites et qu’elles ne se contentent pas de faire rimer amour avec toujours en suivant les modes. Maxime Le Forestier demeure parce qu’il était singulier et qu’il a su le rester tout en en plaisant au pluriel. Sa passion filiale pour Brassens et sa tendresse paternelle pour Souchon prouve qu’il est avant tout un artisan honnête et respectueux d’une certaine tradition : le souci d’être vrai et unique.
Voici son programme :

– Concerto en mi mineur de Mendelssohn
– Œuvre debout sur le soleil de JL Florentz
– Suite pour violoncelle de Bach
– Quatuor de Beethoven

Madeleines :
– 500 milles : Peter, Paul et Mary
David Mc Neil : Tiramisu

– Alain Souchon : Et si en plus, y’a personne.