Il y a une pensée catholique, de grands écrivains catholiques, de grands musiciens catholiques et des saints qui n’ont pas à rougir de leurs actions. Alors pourquoi cette timidité du dedans, cette frilosité, cette culpabilité lancinante ? L’Église a son mot à dire, des valeurs à défendre, une réflexion humaine à partager. Son premier mot est « Amour », Matthieu Rougé nous le rappelle. Qu’au nom de cet amour, certains hommes aient fait la guerre ne doit pas balayer honteusement d’un revers de la main des siècles d’élévation spirituelle que nous rappellent la splendeur des cathédrales ou les Passions de Jean-Sébastien Bach. « Dieu est Dieu, nom de Dieu », tonnait le philosophe Maurice Clavel sur le plateau d’Apostrophes. « C’était leur seule litanie / Leur Credo, leur Confiteor / Les copains d’abord » enchaînait Brassens qui pouvait bouffer du calotin ou de la bigote sans renier les racines chrétiennes de sa langue et de son pays.
Voici son programme :
Trois morceaux qui me rappellent des souvenirs forts :
· Schumann : Scènes d’enfant, par Vladimir Horowitz (Le résumé de mon enfance, pleine de joie, de découvertes et de rêveries)
· Puccini : Tosca, Vissi d’Arte, par Maria Callas
· Franck : Prélude pour orgue (Olivier Penin – Hommage aux maîtres de Sainte-Clotilde – Editions Festivo Amersfoort Holland) (Souvent joué durant mes années à Sainte-Clotilde)
Quatre morceaux que j’aime :
· Bach : Final de la Passion selon Saint Jean, Raphaël Pichon
· Mozart : Kyrie de la Messe du couronnement
· Schubert : Le roi des aulnes, par Dietrich Fischer-Dieskau
· Poulenc : Stabat Mater, première section