Gardien du temple audiovisuel (INA), Mathieu Gallet a été initié à la musique par le journaliste et critique musical Rémi Louis qui est notamment l’un des plus fins connaisseurs en France du répertoire symphonique. Tous les soirs au concert, expert au goût sûr et intarissable exégète. On ne saurait trouver meilleur guide.
Doté d’un charme auquel personne ne résiste, Mathieu Gallet a un air à la Lucien de Rubempré, personnage balzacien promis aux plus hautes fonctions et dont Oscar Wilde était amoureux fou. Il a commis un joli lapsus, mélangeant « émulation » et… « émoluments ». L’influence de l’actualité sans doute. Car il vient de la même ville que Jérôme Cahuzac, parvenu au sommet de la République et tombé au champ du déshonneur. Contrairement à Edwy Plenel, je ne pense pas que son long déni trahisse une faiblesse de la démocratie. Au contraire, ils ne sont pas si nombreux les hommes politiques qui finissent par avouer leur faute. L’erreur consisterait aujourd’hui à rejoindre le camp du « tous pourris » ou de frapper un homme à terre.
Voici son programme :
– Ludwig van Beethoven : Sonate n°26 en mi bémol majeur « Les Adieux », Premier mouvement « Adagio – Allegro » par Alfred Brendel (Decca)
– Richard Wagner : Tristan und Isolde, Duo nocturne « O sink hernieder, Nacht der Liebe” par Karl Böhm et l’Orchestre philharmonique de l’ORTF (Opera d’oro)
– Richard Strauss : Der Rosenkavalier, Trio final « Marie Theres’, Hab mir’s gelobt » par Carlos Kleiber et l’Orchestre d’Etat de Bavière (Orfeo)
– Benjamin Britten : dans Peter Grimes, Troisième Interlude de la mer, « Moonlight » par Leonard Bernstein et l’Orchestre Symphonique de Boston (Deutsche Grammophon).
Pour les « madeleines » :
– David Bowie : « Let’s dance » (EMI)
– Luigi Tenco : « Vedrai vedrai » (BMG)
– Lescop : « La forêt » (Universal)