Quand on a survécu au ghetto de Varsovie, quand on s’est rendu compte très jeune que le verbe permettait de protéger les siens, pourquoi ne pas tout naturellement vouloir sauver le monde de ses injustices ? C’est toute l’histoire de Marek Halter qui a été de tous les combats pour faire reculer la haine et parier sur la propension de l’être humain, aussi mince soit-elle, à s’écarter de la violence en renouant le dialogue, même lorsqu’il semble ne subsister plus aucune issue que le langage des armes. Il a tenté de réconcilier des ennemis héréditaires, il est allé plaider la cause des opprimés auprès des grands de ce monde, il a fait libérer des dissidents emprisonnés, il a réveillé les consciences et il continue d’être ce philosophe engagé sur tous les fronts où l’obscurantisme, l’ignorance et la désespérance gagnent du terrain.
Voici son programme :
Angel Miguel Estrella / Beethoven
Rostropovitch / Bach
le « Concerto pour piano opus 25 » de Viktor Ullmann par Nathalia Romanenko
trois « madeleines » :
– David Oistrakh
– « Suzanne » de Leonard Cohen,
– « Emmenez-moi » de Charles Aznavour,