« Nous ne sommes pas des gardiens du temple mais des greffiers de l’usage », a dit récemment Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française. Membre des quarante et professeur honoraire au Collège de France, Marc Fumaroli s’inquiète de la prolifération du sabir texto qui mutile la langue et l’appauvrit au contraire de l’argot qui l’enrichit. Sur certains modèles de téléphones cellulaires, poser un accent relève du parcours du combattant.
L’auteur de La Grandeur et la grâce n’a pas son pareil pour évoquer le génie de Jean de la Fontaine dont les subtilités rhétoriques se sont fondues harmonieusement dans le folklore de l’enfance tout en émerveillant durablement le monde entier. À propos, apprend-on encore par coeur les fables du cher poète sur les bancs de l’école républicaine ?
Voici son programme :
• Les barricades mystérieuses de Couperin (clavecin)
• Alcina de Händel « Al mio Cor » (Fleming)
Passion de Saint-Matthieu de Bach « Blute nur »
Concerto grosso de Corelli
Chansons
• « De grand matin, j’ai vu passer le train des trois grands rois »
• Poème musical : Hélas est venu l’hiver, saison rude et dure aux pauvres gens »
• Le petit Grégoire « La maman du petit homme lui dit un matin… »