Marc Coppey, confidences voilées

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Il a beau être soliste international, professeur au Conservatoire de Paris, père de deux enfants, il a toujours l’air d’un adolescent. Est-ce pour compenser cette fragilité qu’il s’est placé sous la protection chaleureuse du violoncelle ? Est-ce pour apaiser cette agitation et cette instabilité de l’enfance qu’il a a été marqué par la figure rassurante d’un Brahms tutélaire en découvrant son Sextuor n° 1 ? Brahms qui possédait une voix de fausset et des yeux de jeune fille, troublant certainement le couple Schumann à Düsseldorf, et qui a lui-même contrebalancé son hyper-émotivité en explorant le registre grave, en architecturant sa musique plus que de raison et en se cachant finalement derrière une barbe fleurie… Marc Coppey se confie sans s’étaler. Un musicien ne dit-il pas tout dans sa musique ?
Son enregistrement des Suites de Bach est parmi les plus beaux, les plus aventureux. Et son répertoire dénote une curiosité de tous les instants.
Voici son programme :

« Madeleines »:
-Bach: Sheep may safely graze (Leon Fleisher, album « Two hands », label Vanguard)
-Brahms: 1er sextuor (Stern, Casals…)
-Yves Montand (Les feuilles mortes)

Autres:
-Grisey: Vortex temporum
-Beethoven: Quatuor opus 130, Presto (Quatuor Artemis)
-Mahler: Lieder eines fahrenden Gesellen, Die zwei blauen Augen (Quasthof – Boulez)