De parents espagnols, Lydie Salvayre a passé son enfance à Toulouse, avant de devenir psychiatre puis romancière couronnée par le prix Goncourt. Lydie Salvayre va nous faire du bien ce soir
Saviez-vous que le français n’est pas sa langue maternelle ?
Elle le découvre puis l’apprend grâce à la littérature. En effet, ses parents, comme d’autres Espagnols réfugiés politiques en 1939, étaient persuadés qu’ils rentreraient bientôt dans leur pays quand Franco serait chassé, et n’avaient pas cherché à apprendre la langue de leur pays refuge.
Après son bac, elle suit des études de Lettres modernes avant de s’inscrire à la Faculté de Médecine. Son diplôme de médecine en poche, elle se spécialise en psychiatrie à Marseille où elle exerce plusieurs années.
Le début de l’écriture
Forte de sa double expertise, Lydie Salvayre commence à écrire à la fin des années 70. Elle commence par de petits textes dans des revues littéraires, puis se lance dans le roman. La consécration arrive en 2014, quand Pas pleurer obtient le prix Goncourt. L’écriture de ce roman est motivée par la lecture des Grands cimetières sous la lune, de l’écrivain français Georges Bernanos, où l’auteure découvre une Espagne dont elle ignorait la violence.
Ce soir, Lydie Salvayre nous présentera son dernier livre « Marcher jusqu’au soir ». Sous prétexte d’une nuit passée au musée Picasso, elle questionne le milieu artistique et ses institutions. Elle puise dans ses souvenirs d’enfant pauvre et bien élevée et aborde sans masque son lien à un père redouté et redoutable, pour tenter de comprendre comment s’est constitué son rapport à la culture et à son pouvoir d’intimidation.