Luc Bondy est l’un des plus grands metteurs en scène de théâtre et d’opéra. Sa Tosca a fait scandale au Metropolitan Opera de New York récemment. Les huées ont salué son arrivée sur scène. Un baiser à la Vierge au 1er acte et la présence de prostituées au 2e acte seraient l’objet de la discorde. Le public américain est bien puritain car la pièce de Victorien Sardou sent le soufre et Tosca n’est en rien un personnage lisse et bourgeois. Au palais Garnier, la mise en scène d’Yvonne Princesse de Bourgogne de Boesmans a été unanimement louée par la presse internationale. Luc Bondy avait attrapé une maladie des os à l’hôpital et donnait ses indications aux chanteurs allongé sur un lit.
Il vient d’écrire un roman, A sa fenêtre, où l’humour et la poésie enlacent les personnages.
De son passage au studio de Radio Classique, je retiens la vivacité d’un regard. Des yeux au charme étrange et auxquels il est difficile de résister. Un metteur en scène, c’est d’abord cela : une vision. Tout passe par l’oeil. Surtout la séduction. Une chose m’a frappé : il ne se souvenait pas des musiques de son enfance. Comme si l’oreille n’avait pas de mémoire et agissait ici et maintenant.
Voici son programme :
Madeleines
bob dylan Ramona
leonard cohen A thousand kisses deep
Programme classique
Chopin par Pletnev fantaisie en F minor opus 49
rossini ouverture cenerentelo abbado
choeur « votto tremendo » (idomeneo 3 akt)
lacrymosa verdi requiem
Rossini Petie Messe Solonelle
Haydn : Concerto en ut adagio par Jaqueline Du Pré
Mozart : Concerto n° 19 (Haskil)
Schubert : Sonate D 960 (Richter) 4e mvt