La première fois que j’ai entendu le père Philippe Desgens prêcher, c’était lors des obsèques de la maman de Brigitte Engerer. Son sermon était magnifique car tout le monde, croyant ou non croyant, catholique ou autre, est sorti de l’église plus intelligent et plus fort qu’il n’y était entré. Il a su trouver les mots qui relient tous les humains face au mystère et à l’injustice de la mort.
Et puis l’église Saint-Roch est la paroisse des artistes. Et puis Radio Classique retransmet souvent des concerts qui s’y donnent.
Autant de raisons qui justifiaient la présence du père Philippe Desgens dans Passion Classique le jour du vendredi saint.
Son ouverture d’esprit, sa culture et sa sensibilité artistique ont fait des miracles à l’heure où l’Eglise romaine doit balayer devant sa porte et tenter de moderniser un peu son discours.
Voici son programme :
1- Morceau préféré :
F.Chopin, Concerto n°1 pour piano (Romanze, larghetto)
2- Les 3 « Madeleines » :
– Claude Debussy, Clair de Lune (extrait de la Suite bergamasque)
– Franz Lehar, La Veuve Joyeuse
– E. Satie, Gymnopédies (au choix)
3- Les 7 morceaux classiques :
– Samuel Barber, Adagio pour cordes
– J.Offenbach, Les contes d’Hoffmann, Barcarolle « Belle nuit, ô nuit
d’amour »
– F. Poulenc, Gloria
– L. Cherubini, Requiem (Pie Jesu)
– Catalani, La Wally par Maria Callas
– J.S.Bach, Sonate n°1 pour violoncelle et piano
– Puccini, Madame Butterfly (entrée de Butterfly)