Louise Bourgoin, à nu

Elle était inquiète Louise Bourgoin avant de commencer l’émission. Ah bon, c’est du direct ? Et vous allez me demander des choses personnelles sur mes madeleines ? Mais ça n’intéressera personne ! Etc. Je me suis dit : quand on est capable d’avoir été aussi spontanée et drôle dans la météo du Grand Journal de Canal +, d’écrire des choses aussi fines sur la peinture, on ne devrait pas avoir peur d’une émission de radio. Et pourtant si, car généralement tout est travaillé, répété, et là c’était une sorte d’improvisation. Quelquefois, elle n’avait plus rien à dire et me faisait de grands signes désespérés. Mais sa manière d’aimer la peinture me plaît beaucoup. Je suis curieux de savoir ce qu’en pense l’ami Patrick Delaunay. Sa définition de la beauté : « la presque symétrie » ou du kitsch : « l’ultra sincérité » m’ont ravi.
Pardon pour le « Vigilate » que j’ai prononcé à l’anglaise à propos de l’oeuvre de William Byrd. C’est mon ancien professeur de latin qui a dû s’étrangler. A propos : comment les Anglais prononcent-ils le latin ? Cette question m’a occupé l’esprit une partie de la nuit !
Voici son programme :
Madeleines
– Melocoton par Colette Magny

– Les Eaux de Mars par Georges Moustaki

– Rolls par Stéphane Grappelli

Titres classiques
– Bajazet – Sposa Son Diprezzata d’Antonio Vivaldi par Montserrat Caballé & Miguel Zanetti

– Le bourgeois gentilhomme (1670): « Marche pour la cérémonie des Turcs » de Jean-Baptiste Lully par Musica Antiqua Köln & Reinhard Goebel (extrait de Lully: Le Roi Danse)

– Vigilate de William Byrd par Peter Phillips & The Tallis Scholars (extrait de The Tallis Scholars Sing William Byrd)

– Prelude & Fugue No. 16 in G Minor, BWV 885: Praeludium de Johann Sebastian Bach par Glenn Gould (extrait de la BO de Shame)